Quand être écolo devient tendance

Hier, en assistant à l’événement Agir sans plus tarder: transition écologique et droits humains au FIFDH, je me suis dit que c’était vraiment the place to be.

Bon, l’intitulé fait pas rêver, je vous l’accorde mais, vu le monde qui se bousculait pour assister au nouveau film de Cyril Dion, Après Demain (pour continuer sur la lancée de son succès Demain, le titre était tout choisi!), j’avais l’impression de participer à un truc. Un truc. Je sais pas très bien définir quoi mais j’avais le sentiment d’être là où il fallait être, là où ça se passe.

Cyril Dion présente son film "Après Demain" au FIFDH, à Genève

Cyril Dion présente son film « Après Demain » au FIFDH, à Genève

D’ailleurs, à la fin de la projection, quand Cyril Dion a pris le micro, il l’a répété:

C’est le moment de faire partie du changement.

  • parce que c’est maintenant que ça se passe
  • parce que c’est l’avenir
  • parce que c’est là qu’il y a tout à imaginer

Je suis complètement d’accord avec lui. Maintenant, les gens qui consomment à fond, qui vivent au jour le jour sans penser au lendemain, je les trouve complètement has been, hyper années ’80, mais alors pas dans le coup du tout!

Moi, par exemple, maintenant:

  • quand j’amène un appareil à réparer à la Bonne Combine (même si je paie plus cher que si j’achetais un appareil neuf);
  • quand je débouche mes robinets plein de calcaire avec du vinaigre blanc;
  • quand je dis que j’achète presque plus de fringues;
  • quand je dis que j’utilise plus de déo classique mais du bicarbonate de sodium;
  • quand je dis à la boulangère de mettre mon pain dans mon sac en tissu recyclé plutôt que dans le sac à usage unique qu’elle me propose;
  • quand je reçois des légumes que je connais même pas dans mon panier hebdomadaire livré directement chez moi

je me sens dans le coup.

Une lueur d’espoir

Il y a encore quelques années, tout cela ne m’aurait pas fait triper du tout. Au contraire, ça m’aurait même déprimé parce que je n’y aurais vu que de la contrainte là où aujourd’hui, je ne vois que de la liberté. Liberté de reprendre le contrôle sur ce que je veux acheter, comment, quand, où. J’ai l’impression d’être une vraie militante pour LA cause à défendre en ce moment.

Aujourd’hui, c’est quand je consomme sans vraiment réfléchir que je me sens prisonnière. Prisonnière d’un système auquel j’ai de moins en moins envie de prendre part.

Avec la grève du climat, il me semble que les jeunes sont arrivés à donner un vrai regain à la cause écologique. Ils donnent un coup de boost à tous les scientifiques, politiciens, lanceurs d’alerte qui sonnent l’alerte depuis des décennies sans être vraiment entendus. Dominique Bourg, philosophe et professeur ordinaire à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne, était présent à cet événement organisé par le FIFDH. Lui qui s’avoue plutôt pessimiste sur l’avenir a admis voir enfin une lueur d’espoir dans ce mouvement.

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