LA VIE EN PLUS VERT: Le point de vue de Mélanie Blanc, du site La Vie en Plus Simple, sur un monde qui bouge

 

Il y a quelques jours, je tombe sur ce sujet en regardant les infos. Le reportage commence avec cette question: « Et si les ruches en ville nuisaient à la biodiversité? »

Merde alors! Moi qui pensais que plus il y avait de ruches, mieux c’était. Je me réjouissais d’en voir « fleurir » partout en ville. J’imaginais (certainement naïvement) que c’était une façon d’amener la nature en ville et que ça ne pouvait que faire du bien à notre écosystème. Une voie qui permettrait de ménager la chèvre et le chou…

Le problème, c’est que ces ruches placées en ville sont remplies d’abeilles domestiques qui chassent les abeilles sauvages. En gros, plus il y a d’abeilles domestiques quelque part, moins il y a d’abeilles sauvages. Bon, des abeilles, ça reste des abeilles, non? En fait pas vraiment parce que les abeilles sauvages sont indispensables pour polliniser certaines plantes. On apprend par exemple dans ce reportage que les abeilles domestiques sont incapables de butiner les fleurs des poivrons ou des tomates.

Ça m’a fait penser à moi, dans ma vie quotidienne. Parfois, j’ai l’impression de faire bien et, après des jours, des semaines voire même parfois des mois ou des années, je me rends compte que ce que je pensais être bien ne l’est finalement pas tant que ça. Voir même finalement pas bien du tout.

Par exemple, vous consommez bio et on finit par vous dire que tel bio n’est pas si bio, qu’il vaut mieux consommer local pas bio que bio pas local. Evidemment dans tel cas mais pas dans tel autre.

Ou vous payez un t-shirt hors de prix en vous disant que cela sera une garantie qu’il aura été confectionné dans de bonnes conditions pour vous entendre finalement dire que le prix ne veut rien dire du tout. Bref, il y a de quoi perdre le nord.

Depuis quelques années, j’ai donc pris une nouvelle résolution vu la peine que j’avais à trouver une info valable sur quel que produit que ce soit. Je me suis dit qu’au lieu d’acheter ce que je pensais être mieux, j’allais commencer par acheter moins. Faire d’abord avec ce que j’ai, attendre un peu et voir si la nouveauté que j’estimais nécessaire l’était vraiment autant que ça.

Se rendre compte que c’est mieux ou en tout cas pas moins bien sans…

Par exemple, depuis quelques années, je n’ai plus de tapis de douche. Oui, ça paraît idiot dit comme ça mais je m’en passe très bien et je me demande aujourd’hui pourquoi j’avais l’impression d’en avoir autant besoin. C’est pas forcément mieux maintenant mais c’est pas moins bien. En plus, je n’ai plus ce bout de tissu à laver, à ranger ou à penser à acheter. C’est pareil avec les nappes et autres sets de table.

Se rendre compte que c’est quand même mieux avec

Puis il y a les choses dont j’essaie de me passer pour constater que c’est quand même beaucoup mieux avec. Pour moi mais aussi par respect et pour le bien-être des gens qui m’entourent. C’est le cas pour le déo ou le shampoing…

Par contre, même si je me rends compte que je ne vais pas m’en passer, je me rends compte que je peux réduire la dose. Donc l’expérience n’est jamais inutile.

Consommer moins, c’est remettre en question. C’est profiter de ce qu’on a déjà. Ça rend plus créatif. Ça rend surtout plus libre. Cerise sur le gâteau, moins vous possédez, plus vous appréciez ce que vous avez.

En plus, quand vous avez moins de choses, c’est plus facile d’essayer de faire mieux avec ce qui vous reste car vous avez à vous poser la question concernant moins d’objets.

Qui sait, peut-être que si on consommait tous un peu moins, on n’aurait pas besoin de passer autant de temps à trouver des solutions pour continuer à surconsommer, mais avec bonne conscience…

Opaline est une entreprise en mouvement qui, depuis 10 ans, fait preuve d’une agilité et d’une vision fortement ancrées dans le monde d’aujourd’hui. Un monde qui est en transition vers une économie régénératrice et respectueuse de son cycle de vie. C’est avec vous que nous avons construit cette magnifique aventure dont le rayonnement prend forme aujourd’hui grâce aux actions de La Fondation Opaline pour faire de chaque geste une contribution durable pour la nature. Curieuse parmi les curieux qui suivent nos activités, il y en a une dont nous aimons particulièrement le point de vue et sa manière de la dire, c’est Mélanie Blanc. Elle édite depuis 2013 La Vie en Plus Simple qui est un régal d’humour, d’astuces et de coups de gueule. Ni baba, ni bobo, adepte du less is more, Mélanie fait preuve d’une acuité géniale pour observer les tendances de notre société.

Chaque mois, Mélanie nous concocte une greenletter, une newsletter dans laquelle elle transmet 5 choses qui ont fait vibrer sa corde verte durant les précédentes semaines. N’hésitez pas à vous inscrire pour la recevoir.

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