Et si le green-washing avait finalement du bon...

LA VIE EN PLUS VERT: Le point de vue de Mélanie Blanc, du site La Vie en Plus Simple, sur un monde qui bouge

 

Quand je tombe sur des initiatives de grandes boîtes qui font les choses en plus vert, j’ai toujours une double pensée qui me vient:

  1. C’est génial ce qu’elles font
  2. Elles green-washent

 

J’ai envie de voir le côté positif des choses sans pourtant pouvoir m’empêcher de penser qu’on nous manipule.

Comme je ne sais jamais vraiment bien à quel saint me vouer, je vise aussi souvent que possible d’essayer de consommer moins plutôt que mieux. Mais, comme je ne souhaite pas ne plus consommer du tout, j’essaie aussi quand même un peu de faire mieux. Vous me suivez?! ;-)

 

Concernant les initiatives vertes de grandes sociétés, je suis tombée sur cette phrase de Bertrand Piccard, cet aventurier aujourd’hui très actif dans l’écologie. Quand, dans une interview parue dans le quotidien Le Temps en décembre dernier, on lui pose une question sur le potentiel green-washing de grandes entreprises, voici ce qu’il répond:

 

De nombreuses initiatives du secteur économique sont concrètes et crédibles. Quand un groupe de la taille de LVMH améliore son efficience énergétique, cela fait la différence. Quand Air France s’engage à compenser 100% des émissions de CO2 de ses vols intérieurs, c’est aussi significatif. Toutes ces initiatives sont comme des pixels sur un écran. En se multipliant, elles commencent à former une image, qui a de quoi nous encourager.

 

J’y pense souvent et je me dis que le c’est déjà un peu mieux, c’est mieux que rien.

 

Cette semaine, j’entendais un chef d’entreprise actif notamment dans le vin qui parlait super ouvertement de tout ça. Bon, on était en petit comité donc dans un univers propice à parler cash. Cash pour la franchise mais aussi pour le cash argent! ;-)

Il avouait s’être lancé dans les vins bio d’abord pour une question marketing, donc pour la forme. Ça permet de faire des marges plus importantes (20% de plus que pour le vin non bio) et les consommateurs en demandent donc on ne va pas se priver. Puis, il avoue avoir évolué au fil du temps. Et qu’une question de forme devient maintenant une question de fond. Il a mûri grâce à ce qu’il a appris, grâce aux jeunes qui l’entourent, grâce aux expériences qu’il a faites. Mais il a dû commencer par faire du green-washing.

Peut-être que ce n’est pas le fait de green-washer qui est mauvais mais le fait de se dire que c’est une fin, qu’on se contente de ça. Alors que si c’est juste une étape vers le encore mieux, on a tous à y gagner. Parce que, même si on green-wash, ça montre qu’on pense au moins un tout petit peu à l’écologie (et même si c’est pour des questions d’argent) et ça, c’est déjà une porte un peu ouverte et souvent elle ne fait que s’ouvrir toujours un peu plus avec le temps plutôt que le contraire.

 

Bon, il y aura toujours ceux que j’appelle les rabat-joie qui disent qu’il vaut mieux ne rien faire plutôt que mal faire. C’est pareil pour la méditation. Vous êtes super content parce que vous arrivez à méditer 2 minutes par jour et quelqu’un vient vous dire que si vous ne méditez pas deux heures par jour selon telle technique, ça ne sert à rien.

 

Moi, j’ai décidé suivre ce qui me donne l’impression d’être bien et à bas les rabat-joie! Je fais, j’apprends, je m’informe et j’essaie de toujours faire mieux. Pour moi, c’est ma façon d’avancer sans trop me décourager.

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