Et si on s'occupait simplement de l'espace qui est le nôtre en visant tout petit

LA VIE EN PLUS VERT: Le point de vue de Mélanie Blanc, du site La Vie en Plus Simple, sur un monde qui bouge

Pendant de longues années, j’ai eu une relation d’amour-haine avec les réseaux sociaux. J’y plongeais à fond, je m’y perdais puis je fermais tous mes comptes le temps de faire le point. Mais depuis quelques mois, les réseaux sociaux ont trouvé leur place dans ma vie: ce sont juste des réseaux sociaux. Point.

Je repense souvent à cette phrase que j’avais entendue (désolée mais je ne me rappelle plus de la bouche de qui…):

Le problème n’est pas dans la chose mais dans la dose.

Depuis deux semaines, mon quotidien s’est transformé comme c’est le cas pour l’immense majorité d’entre nous. Parfois je flippe, parfois je m’ennuie, parfois je me sens désespérée. Autant d’émotions qui peuvent me pousser à faire une descente en apnée dans le monde des réseaux sociaux histoire d’oublier tout ça en scrollant sans but pendant des heures.

Oui, sauf que je sais très bien que ça n’a AUCUN intérêt bénéfique sur le long terme.

Consciente de certaines de mes failles, j’ai choisi dès le début du confinement de sélectionner quelques comptes (de personnes, d’entreprises, de médias) que j’aime suivre parce qu’ils sont positifs, qu’ils me font rêver, réfléchir ou juste rire.

Dans cette liste figure la page de la librairie d’un de mes bons amis qui est architecte, passionné de lecture et d’écologie. Il y a quelques années, il a choisi d’ouvrir une librairie quelques jours par semaine afin de partager sa passion. Alors dans cette jolie librairie veveysanne, on trouve beaucoup de bouquins de deuxième main, des BD, des romans, des livres d’arts et aussi un grand rayon dédié à l’écologie.

Depuis le début du confinement, sur sa page Facebook, Cédric nous livre une proposition de lecture par jour accompagnée de quelques mots.

Cette semaine, il proposait par exemple la lecture d’un livre de Wendell Berry intitulé La santé de la terre. Et voici ce que Cédric en dit:

Depuis hier soir, je suis plongé dans l’oeuvre de Wendell Berry, immense écrivain, poète, paysan et militant écologiste. Je dois dire que je m’interroge furieusement quand je lis ce genre d’extraits issus d’un texte qu’il a écrit en … 1970.

Un des extraits sélectionné pour nous:

La discipline de la pensée ne consiste pas à énoncer des généralités. Penser, c’est être attentif aux détails et agir de façon personnelle. Pendant que le gouvernement étudie, finance et organise sa « grande pensée », rien n’est fait. En revanche, lorsqu’un citoyen décide de « penser petit », d’accepter la discipline qu’un tel choix implique et de prendre les choses en main, il est déjà en train de résoudre le problème.

Grandir en visant petit. Voici un magnifique cap vers lequel tendre, non?
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