La CHARGE MORALE ou quand les femmes portent le poids du monde sur leurs épaules

LA VIE EN PLUS VERT: Le point de vue de Mélanie Blanc, du site La Vie en Plus Simple, sur un monde qui bouge

Bon, allez, je me lance! J’ai conscience que ce billet ne va pas plaire à tout le monde mais tant pis.

Dernièrement j’ai lu une théorie intéressante qui prétend que l’écologie est une affaire de femmes.

Vous avez sûrement entendu parler de la fameuse charge mentale qui pèserait principalement sur les femmes et que la dessinatrice Emma a mis sur le devant de la scène grâce à des BD qui illustrent des situations de la vie quotidienne. Cette charge qui fait que les femmes continuent à penser aux enfants alors qu’elles sont au travail, au repas du soir alors qu’elles boivent un verre avec des amis, à faire une lessive alors qu’elles sont en train de faire une randonnée en montagne.

Eh bien figurez-vous que ce serait pareil avec l’écologie.

En plus de cette charge mentale, on ajoute un poids supplémentaire aux femmes: la charge morale!

Avant, les femmes devaient penser au bien-être de leurs proches. Maintenant, avec le dérèglement climatique, elles devraient aussi penser au bien-être de la planète dans sa globalité. Rien que ça! ;-)

En faisant les courses, en faisant le ménage, en se maquillant, en jetant les ordures,…

Voici quelques propos que j’ai lus dans cet article que j’ai trouvé passionnant et qui m’a pas mal éclairée sur le sujet:

D’après une étude menée en 2015 dans onze pays dits développés (parmi lesquels l’Allemagne, la Corée du Sud, les Etats-Unis ou encore le Canada), les femmes sont plus préoccupées et se sentent plus directement concernées par le changement climatique; elles sont inquiètes que ces bouleversements leur nuisent personnellement.

En 2018, une étude américaine indiquait que les comportements écolos, comme « aller à l’épicerie avec un sac en toile réutilisable plutôt qu’utiliser des sacs en plastique » étaient perçus comme « féminins ».

Fort de ce constat, un mouvement qui existait déjà dans les années ’70 fait son come-back: l’écoféminisme qui, comme il est écrit dans ce même article, tisse des liens entre l’oppression de la nature et celles des femmes, toutes deux exploitées et soumises par le patriarcat et le capitalisme.

Dans les pays en voie de développement, comme les femmes sont une main-d’œuvre pas chère et souvent peu éduquée, ce sont par exemple elles qui se coltinent des jobs souvent dangereux pour leur santé comme le tri des déchets électroniques.

Voici ce que j’ai encore pu lire dans cet article: Ce sont elles aussi, les travailleuses précaires de l’agriculture, la main-d’œuvre pas chère que la révolution verte a ignorées. Sans accès aux machines, aux formations, aux prêts ou aux intrants, leurs exploitations sont plus modestes que celles des hommes, et elles dépendent plus qu’eux des ressources naturelles. 

Mais les bobos de nos contrées ne sont pas en reste.

En lisant que les travailleuses de l’agriculture avaient des exploitations plus modestes, j’ai repensé au mari d’une de mes amies qui parle souvent du syndrôme cupcakes en parlant des femmes qui lancent leur « petit » business.

En très très gros (je le vois déjà passer pour un gros macho qu’il n’est pas!), la femme ferait des cupcakes pour faire plaisir à ses enfants avec des friandises plus saines que celles vendues dans les grandes surfaces. Les autres mamans trouvent ça génial et lui disent qu’elle devrait se mettre à les vendre parce que ça cartonnerait. Ce qu’elle fait. Plusieurs mamans se mettent alors à lui passer commande. Comme elle doit continuer à s’occuper de sa famille, elle cuisine jusqu’à très tard dans la nuit pour honorer ses commandes vu qu’elle ne gagne pas du tout suffisamment d’argent pour engager quelqu’un pour la soutenir dans son entreprise. Et… elle finit épuisée.

Alors que les hommes…

Pour lui, les hommes imagineraient tout de suite l’usine à cupcakes avec des employés et le boss qui ne mettrait surtout plus la main à la pâte vu qu’il déléguerait ce boulot pour se libérer du temps pour aller démarcher encore plus de clients et construire une usine encore plus grande.

Je vous raconte pas comme ça m’a agacée la première fois que je l’ai entendu dire ça. Mais, je trouve qu’il a pas complètement tort.

Alors, les femmes, la prochaine fois qu’on préparera des pots fait-maison pour nos bébés ou qu’on mitonnera des produits de beauté (déo and co…), demandons-nous si on s’attache un nouveau boulet au pied ou si on est vraiment en route pour plus de liberté pour nous et toute l’humanité.

Il ne s’agit pas de tout arrêter mais je pense que d’ajouter un peu de conscience est déjà un bon premier pas. Et peut-être d’oser viser plus haut en prenant du pouvoir dans des entreprises qui en ont.

Parce que, selon une étude menée par l’université du Colorado: la préservation de l’environnement serait plus efficace lorsque les groupes décisionnaires comportent au moins 50% de femmes et qu’une récompense financière rémunère la protection de l’environnement.

Une des co-auteurs de l’étude insiste sur le fait que: Il semble que ce ne soient pas les quotas de genre en eux-mêmes qui font la différence mais plutôt leur combinaison avec des incitations financières.

Des femmes, du fric… sans oublier une bonne dose de fun (ça c’est ma recommandation) pour pimenter le tout! ;-)

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